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dimanche 21 août 2016

INDEX NIETZSCHE (10/16) : LE PETIT NOMBRE, LE TROUPEAU, LES RATÉS

INDEX NIETZSCHE (11/16) : LA SEXUALITÉ


INDEX NIETZSCHE (4/16) : LES SOCIALISTES


Flock of sheep


Fragments posthumes 1870-1873,

U I 2b, fin 1870 - avril 1871 : [123] : seule une toute petite troupe d’élus peut être initiée jusqu’aux degrés supérieurs ; la grande masse restera éternellement arrêtée sur le parvis. [Cf Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, VIII : « Si l’individu ne peut rien savoir, pourquoi tous les individus en sauraient-ils davantage ? Une erreur, fût-elle vieille de cent mille ans, par cela même qu’elle est vieille, ne constitue pas la vérité ! La foule invariablement suit la routine. C’est, au contraire, le petit nombre qui mène le progrès. »]
[183] :

U I 5a, hiver 70-71 - automne 1872 : [58] : la masse ne produit pas l’individu, au contraire elle lui oppose une résistance.
[83] :

U I 4a, 1871 : [70] : l’enseignement classique n’est de toute façon fécond que pour le petit nombre.

U II 2, été-automne 1873 : 29[40] : " Les masses ne sont à considérer que 1) comme des copies brouillées des grands hommes, tirées sur du mauvais papier et avec des plaques usées, 2) comme des obstacles à l’action des grands, 3) comme des instruments des grands. Pour le reste, que le diable les emporte. " [Die Massen sind nur zu betrachten einmal 1) als verschwimmende Copien der grossen Männer, auf schlechtem Papier und mit abgenutzten Platten 2) als Widerstand gegen die Grossen 3) als Werkzeug der Grossen. Im Übrigen hole sie der Teufel.]


Considérations inactuelles II, (1874)

De l’utilité et des inconvénients de l’histoire pour la vie,
§ 1 : « Observe le troupeau qui paît sous tes yeux : il ne sait ce qu’est hier ni aujourd’hui, il gambade, broute, se repose, digère, gambade à nouveau, et ainsi du matin au soir et jour après jour, étroitement attaché par son plaisir et son déplaisir au piquet de l’instant, et ne connaissant pour cette raison ni mélancolie ni dégoût. C’est là un spectacle éprouvant pour l’homme, qui regarde, lui, l’animal du haut de son humanité, mais envie néanmoins son bonheur  – car il ne désire rien d’autre que cela : vivre comme un animal, sans dégoût ni souffrance, mais il le désire en vain car il ne le désire pas comme l’animal. [Betrachte die Heerde, die an dir vorüberweidet: sie weiss nicht was Gestern, was Heute ist, springt umher, frisst, ruht, verdaut, springt wieder, und so vom Morgen bis zur Nacht und von Tage zu Tage, kurz angebunden mit ihrer Lust und Unlust, nämlich an den Pflock des Augenblickes und deshalb weder schwermüthig noch überdrüssig. Dies zu sehen geht dem Menschen hart ein, weil er seines Menschenthums sich vor dem Thiere brüstet und doch nach seinem Glücke eifersüchtig hinblickt — denn das will er allein, gleich dem Thiere weder überdrüssig noch unter Schmerzen leben, und will es doch vergebens, weil er es nicht will wie das Thier.] »


Opinions et sentences mêlées, 1879,
§ 295 : Affirmer est plus sûr que démontrer. Une affirmation agit avec plus de force qu’un argument, du moins sur la majorité des gens ; car l’argument éveille la méfiance. C’est pourquoi les tribuns populaires cherchent à consolider les arguments de leur parti au moyen d’affirmations.


Fragments posthumes, 1879-1881,

N IV 1, juillet 1879 :
41[43] : " La communitude s'installe d'abord dans la communauté. " [Die Gemeinheit entsteht erst in der Gemeinschaft.]

NV 3, été 1880 :
[78] : « Pour la morale, l’humanité inférieure de la foule possède une valeur qu’elle paye sans hésiter au prix de l’humanité supérieure des individus isolés »

N V 4, automne 1880 :
[163] : « Si l’on souhaite des hommes ordinaires et égaux, c’est parce que les faibles redoutent l’individu fort et préfèrent un affaiblissement général à un développement dirigé vers l’individuel. Je vois dans la morale actuelle un artifice flatteur pour dissimuler l’affaiblissement général : tout comme le christianisme voulait affaiblir et ramener à l’égalité les hommes forts et intelligents. »

M III 1, printemps-automne 1881 :
[57] : la masse MÉPRISE  tout ce qui est ordinaire, léger, petit.


Gai Savoir (1882),
III,
§ 174 : il est indifférent qu’une seule opinion soit imposée au troupeau ou que cinq opinions lui soient permises – quiconque s’écarte des cinq opinions fondamentales aura toujours contre lui le troupeau tout entier.


Fragments posthumes 1884-1886,

W I 1, printemps 1884 : [440] : Le spectacle des masses et de ceux qui s’adressent aux masses [der Lehrer der Massen] rend sombre !
[484] : le jugement de valeur selon les critères de la foule tient encore trop de place même chez le sage !

W I 2, été-automne 1884 : [155] : on ne devient pas un conducteur, si l’on n’a pas d’abord été une bonne foi exclu du troupeau.
[185] : Un individu discrédité et mis au ban par le troupeau est du même coup dispensé d’observer l’esprit de mensonge, qui fait partie des premiers devoirs de la conscience du troupeau.

Z II 5a, été-automne 1884 : [17] : J’enseigne : le troupeau essaye de maintenir un type et se garde des deux côtés, aussi bien contre les spécimens de dégénérescence (criminels, etc) que contre ceux qui s’élèvent au dessus du niveau fixé. La tendance du troupeau est dirigée vers le repos et la conservation, il n’y a rien de créateur en elle.

N VII 1, avril-juin 1885 : [77] : Grande louange pour le christianisme : il est la véritable religion du troupeau.

W I 3a, mai-juillet 1885 : [34] : le bonheur du plus grand nombre est un idéal à vomir pour quiconque a la distinction de ne pas faire partie du grand nombre.

W I 8, automne 1885 - automne 1886 : [169] : le combat de la multitude contre la minorité, du banal contre l’exceptionnel, des faibles contre les forts.
[179] : avec sa morale, le christianisme, en tant qu’idéal plébéien, aboutit à nuire aux types les plus forts, les plus noblement conformés, les plus virils, et favorise l’espèce des hommes du troupeau : il constitue une préparation à la manière de penser démocratique.


Par-delà Bien et mal (1886),

II " L'esprit libre ", § 29 : Être indépendant est l’affaire d’un très petit nombre ; c’est un privilège des forts.
§ 44 : Ce qu'ils aimeraient réaliser de toutes leurs forces c'est le bonheur du troupeau pour tout le monde, le bonheur du troupeau paissant sa verte prairie, dans la sécurité, le bien-être, l'universel allègement de l'existence.

V " Contribution à l'histoire naturelle de la morale ", § 201 : Tant que l'utilitarisme qui réside dans les jugements moraux ne visera que ce qui est utile au troupeau, tant qu'il n'aura en vue que la conservation de la communauté et que l'on taxera d'immoralité uniquement ce qui paraîtra la mettre en danger, on ne pourra encore parler d'une " morale de l'amour du prochain ". [...] L' " amour du prochain " est toujours chose secondaire, en partie conventionnelle, arbitraire et illusoire en comparaison de la peur du prochain.
§ 202 :La morale est aujourd’hui en Europe la morale du troupeau.
§ 203 : déchéance et rapetissement de l’homme transformé en bête de troupeau

IX " Qu’est-ce qui est aristocratique ? ", § 260 : Il y a morale des maîtres et morale des esclaves.[Cf M III 4b, printemps-été 1883 : [22]]
§ 268 : Les hommes ordinaires, les hommes qui se ressemblent entre eux ont été et sont toujours avantagés ; l’élite, les plus raffinés, les plus singuliers, les plus difficiles à comprendre demeurent souvent seuls, succombent aux accidents du fait de leur isolement et se perpétuent rarement.
§ 284 : le commerce des hommes, – en « société » – est inévitablement malpropre. Peu importe où, quand, comment, toute communauté rend – « commun ».


Fragments posthumes 1886-1887,


N VII 3, été 1886 - automne 1887 : [108] : Erreur fondamentale : prendre le troupeau pour but et non les individus isolés ! Le troupeau est un moyen, rien de plus ! Mais aujourd’hui, on tente de concevoir le troupeau comme un individu et de lui attribuer un rang supérieur à celui de l’individu.
On tente de caractériser ce qui rend moutonnier, les sentiments de sympathie, comme le côté le plus précieux de notre nature !

Mp XVII 3b, fin 1886 – printemps 1887 : [6] : Ma philosophie vise à la hiérarchie : non à une morale individualiste. Le sens du troupeau doit régner dans le troupeau – mais ne pas déborder au delà. […] si l’on ressent ses actions altruistes et désintéressées comme un danger et une erreur pour soi-même, on ne fait pas partie du troupeau.
[9] : Le phénomène fondamental : d’innombrables individus SACRIFIÉS au profit d’un petit nombre, en tant qu’ils le rendent possible.


La Généalogie de la morale (1887),

III "Que signifient les idéaux ascétiques ?",
§ 18 : la formation des troupeaux est un progrès essentiel et une victoire dans la lutte contre la dépression. [die Heerdenbildung ist im Kampf mit der Depression ein wesentlicher Schritt und Sieg [...] Partout où il y a troupeau, c’est l’instinct de faiblesse qui a voulu le troupeau et la sagesse du prêtre qui l’a organisé. Par nécessité naturelle les forts ont tendance à se séparer autant que les faibles ont tendance à s’unir ;si les uns s'associent ce n'est qu'en vue d'une action agressive commune, d'une satisfaction commune de leur volonté de puissance, et non sans avoir à surmonter individuellement de grandes répugnances ; les faibles au contraire, en s'associant, prennent plaisir précisément à cette association. [wo es Heerden giebt, ist es der Schwäche-Instinkt, der die Heerde gewollt hat, und die Priester-Klugheit, die sie organisirt hat. Denn man übersehe dies nicht: die Starken streben ebenso naturnothwendig aus einander, als die Schwachen zu einander; wenn erstere sich verbinden, so geschieht es nur in der Aussicht auf eine aggressive Gesammt-Aktion und Gesammt-Befriedigung ihres Willens zur Macht, mit vielem Widerstande des Einzel-Gewissens; letztere dagegen ordnen sich zusammen, mit Lust gerade an dieser Zusammenordnung]


Fragments posthumes 1887-1888,

Mp XVII 3c, été 1887 : [4] : haine des médiocres envers les exceptions, du troupeau envers les indépendants.

W II 2, automne 1887 : concept de la dégénérescence dans les deux cas : lorsque le troupeau se rapproche des qualités de l’être solitaire et celles-là des qualités du troupeau, – bref, lorsqu’elles se rapprochent.

W II 3, novembre 1887 - mars 1888 :
[127] : raison de la séparation aristocratique par rapport à la masse
[140] : contre les idéaux du troupeau, je défend l’aristocratisme
[341] : dans un troupeau l’égalité peut régner

W II 5, printemps 1888 : 14[123] : Les plus forts et les plus heureux sont faibles quand ils ont contre eux les instincts organisés du troupeau, la lâcheté des faibles, le surnombre [...] Aussi curieux que cela paraisse : il faut toujours armer les forts contre les faibles ; les chanceux contre les malchanceux ; les sains contre les dépravés et les congénitalement tarés. [die Stärksten und Glücklichsten sind schwach, wenn sie organisirte Heerdeninstinkte, wenn sie die Furchtsamkeit der Schwachen, der Überzahl gegen sich haben. [...] So seltsam es klingt: man hat die Starken immer zu bewaffnen gegen die Schwachen; die Glücklichen gegen die Mißglückten; die Gesunden gegen die Verkommenden und Erblich-Belasteten.] 

W II 6a, printemps 1888 : 15[79] : Les valeurs des faibles ont le dessus parce que les forts les ont reprises, pour gouverner grâce à elles … [NB NB. Die Werthe der Schwachen sind obenan, weil die Starken sie übernommen haben, um damit zu leiten…]


LES RATÉS (Miβrathenen)


Fragments posthumes, 1881-1884,

M III 5, automne 1881 : [16] : le malade et le criminel ne doivent pas être reconnus aptes à se reproduire.

W I 1, printemps 1884 : 25[243] : Que les premiers et plus réussis exemplaires ne soient pas désavantagés par égard pour les ratés (c’est-à-dire la masse).
Destruction [Vernichtung] des ratés - pour cela il faut s'émanciper de la morale qui a eu cours jusqu'ici. [Erster Grundsatz: keine Rücksicht auf die Zahl: die Masse, die Elenden und Unglücklichen gehen mich wenig an — sondern die ersten und gelungensten Exemplare, und daß sie nicht aus Rücksicht für die Mißrathenen (d.h. die Masse) zu kurz kommen.
Vernichtung der Mißrathenen — dazu muß man sich von der bisherigen Moral emancipiren.]

25[335] : – atteindre cette monstrueuse énergie de la grandeur, pour pouvoir, par l'éducation et d'autre part l'anéantissement [Vernichtung] de millions de ratés [eugénisme ?], former l'homme futur, et ne pas mourir de la douleur que l'on crée, et qui n'a jamais eu d'équivalent ! – [— jene ungeheure Energie der Größe zu gewinnen, um, durch Züchtung und anderseits durch Vernichtung von Millionen Mißrathener, den zukünftigen Menschen zu gestalten und nicht zu Grunde zu gehen an dem Leid, das manschafft, und dessen Gleichen noch nie da war! —]

[Passage remarqué et commenté par l’historien allemand Ernst Nolte (1923-2016) : référence malheureusement perdue]


– cette disposition des ratés à se sacrifier : c’est le sens des Ordres qui font vœu de chasteté. [— Gesinnung der Mißrathenen, sich zu opfern: das der Sinn der Orden, welche sich Keuschheit geloben.]

25[343] : La grande majorité des êtres humains sont sans droit à l'existence, mais un malheur pour les êtres supérieurs : je n'accorde pas encore le droit aux ratés. Il y a aussi des peuples ratés. [Die allermeisten Menschen sind ohne Recht zum Dasein, sondern ein Unglück für die höheren: ich gebe den Mißrathenen noch nicht das Recht. Es giebt auch mißrathene Völker.]

25[345] : Causes du pessimisme

[...] les compatissants et les âmes sensibles : absence de la dureté – le ménagement des ratés

25[382] : Le raté se conserve beaucoup plus longtemps et détériore la race : c'est pourquoi l'homme par comparaison avec les animaux est l'animal le plus malade. [So erhält sich das Mißrathene viel länger und verschlechtert die Rasse: weshalb der Mensch, im Vergleich zu den Thieren, das krankhafteste Thier ist.]

25[383] : Je ne permets qu'aux hommes pleinement réussis de philosopher sur la vie. Mais il y a des hommes et des peuples ratés : il faut leur clouer le bec. Il faut en finir avec le Christianisme – c'est le plus grand blasphème qu'il y ait jamais eu sur la Terre et dans la vie – il faut clouer le bec à ces hommes et à ces peuples ratés. [Ich erlaube nur den Menschen, die wohlgerathen sind, über das Leben zu philosophiren. Aber es giebt mißrathene Menschen und Völker: denen muß man das Maul stopfen. Man muß ein Ende machen mit dem Christenthum — es ist die größte Lästerung auf Erde und Erdenleben, die es bisher gegeben hat — man muß mißrathenen Menschen und Völkern das Maul stopfen.]

25[385] : La condamnation du corps est typique du mélange raté, et de même la condamnation de la vie : signe auquel on reconnait les vaincus.

25[413] : Les consolations qui renvoient à l’au-delà ont l’intérêt de maintenir en vie beaucoup de ceux qui ont de la peine à vivre : de propager les ratés : ce qui (comme pour les mélanges de races) peut être en soi plein d’intérêt, dans la perspective où une race finit par devenir pure.

Il est dans le caractère de la vie que la majorité des exemplaires deviennent des ratés.

25[438] : Quel sens peut bien avoir ce que des religions entières répètent : « tout est mauvais, faux et méchant ! » Cette condamnation de l’ensemble du processus ne peut être qu’un jugement de ratés !

Les ratés, dira-t-on, pourraient être ceux qui souffrent le plus, les plus sensibles ? Les satisfaits pourraient ne pas valoir grand-chose ?

25[485] : pour faire la différence entre le réussi et le raté, le corps est le meilleur conseiller, du moins c’est lui qu’on peut étudier le mieux.



Par-delà Bien et mal (1886),

III "Le phénomène religieux,
§ 62 : On trouve dans l’espèce humaine, comme dans toutes les autres espèces animales, un excédent d’individus ratés, malades, dégénérés, infirmes, d’êtres voués à la souffrance ; chez les hommes aussi les réussites constituent toujours l’exception, et, compte tenu du fait que l’homme est l’animal dont le caractère n’est pas encore fixé, l’exception rarissime.


Fragments posthumes 1886-1888,
N VII 3, été 1886 - automne 1887 : [71] : 10 : la morale protégeait du nihilisme les ratés en conférant à chacun une valeur infinie, une valeur métaphysique
12 : le nihilisme comme symptôme de ce que les ratés n’ont plus de consolation
14 : Que signifie aujourd’hui « raté » ? C’est avant tout physiologique : [ce n’est] plus politique.

W II 6a, printemps 1888 : 15[110] : L’espèce a besoin de la disparition des ratés, des faibles, des dégénérés : mais vers eux précisément s’est tourné le christianisme [Die Gattung braucht den Untergang der Mißrathenen, Schwachen, Degenerirten: aber gerade an sie wendete sich das Christenthum,]


L’Antéchrist, 1888,


§ 2 : Périssent les faibles et les ratés ! Premier principe de notre philanthropie. Et il faut même les y aider. [les première et troisième phrases sont commentées par Alexandre Lacroix dans le N° 1 de philosophie MAGAZINE]

[Die Schwachen und Missrathnen sollen zu Grunde gehn: erster Satz unsrer Menschenliebe. Und man soll ihnen noch dazu helfen.]

Qu’est-ce qui est plus nuisible qu’aucun vice ? La compassion active pour tous les ratés et les faibles – le christianisme … [Was ist schädlicher als irgend ein Laster? — Das Mitleiden der That mit allen Missrathnen und Schwachen — das Christenthum…]


Ecce homo, 1908 [1888],
" L'origine de la tragédie ",  § 4 : " Ce nouveau parti de la vie qui prendra en main la plus haute de toutes les tâches, l'éducation supérieure de l'humanité, y compris l'extinction sans ménagements de tout ce qui est dégénéré et parasitaire, rendra à nouveau possible sur Terre ce trop-plein de vie dont, à son tour, le dionysisme doit nécessairement sortir. [Jene neue Partei des Lebens, welche die grösste aller Aufgaben, die Höherzüchtung der Menschheit in die Hände nimmt, eingerechnet die schonungslose Vernichtung alles Entartenden und Parasitischen, wird jenes Zuviel von Leben auf Erden wieder möglich machen, aus dem auch der dionysische Zustand wieder erwachsen muss.]


INDEX NIETZSCHE (4/15) : LES SOCIALISTES

N.B. SUR MES INDEXATIONS DE NIETZSCHE

Les notes et les indications entre [ ] sont de MOI. La traduction est le plus souvent revue vers une plus grande littéralité à partir de celle des éditions Gallimard (Paris), Œuvres philosophiques complètes. Traducteurs : Anne-Sophie Astrup, Henri-Alexis Baatsch, Jean-Louis Backès, Pascal David, Maurice de Gandillac, Jean Gratien, Michel Haar, Cornélius Heim, Jean-Claude Hémery, Julien Hervier, Isabelle Hildenbrand, Pierre Klossowski, Philippe Lacoue-Labarthe, Jean Launay, Marc B. de Launay, Jean-Luc Nancy, Robert Rovini, Pierre Rusch.


Tous les textes allemands sont accessibles sur Nietzsche Source 

 
INDEX NIETZSCHE (11/16) : LA SEXUALITÉ