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lundi 18 mai 2015

AMOUR DES GARÇONS (4/4) : LES ANIMAUX AUSSI ?

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L'existence d'une homosexualité animale exclusive ou occasionnelle (et les animaux sont plus proches que nous de la nature entendue dans un certain sens) a été reconnue par : Aristote (perdrix), Athénée (colombes, perdrix), Elien (dauphin), Horapollon (perdrix), Pline l'Ancien (cailles, coqs, perdrix), Plutarque (coqs). Décidément, les perdrix ...

Animaux signalés depuis par de bons observateurs : abeilles, bonobos, castors, chauve-souris, chèvres, chiens, chimpanzés, hannetons, lions, lucioles, pigeons, poulains, poules, singes, tourterelles et vaches.

Cette homosexualité animale est envisagée mais son existence est niée par les auteurs et/ou textes suivants : Platon (Lois), Ovide, pseudo-Phocydide, Plutarque, Lucien, Longus, Jean Chrysostome, Célius Aurélien, Agathias (VIe siècle), Justinien, Altercation …, Vincent de Beauvais. Cette négation implique une perception ancienne du concept d'homosexualité, ce qui démolit la thèse constructiviste.


CÉLIUS AURÉLIEN (Ve siècle), médecin latin originaire de Numidie,

Les Maladies chroniques, édition et traduction anglaise 1950 :
IV, ix De Mollibus sive Subactis : les gens ont du mal à croire que les efféminés [molles] ou passifs [grec malthacos] existent vraiment ; pas une maladie corporelle ; plutôt le vice d'un esprit corrompu, comme le dit Soranos ; ces malades peuvent être comparés aux femmes qu'on appelle tribades parce qu'elles exercent les deux Vénus ; les passifs [subactos] , comme les tribades, sont victimes d'une passion de l'esprit [animus]; théorie de Parménide : l'inversion résulte d'une circonstance de la conception ; il peut y avoir un désir pour les deux formes de Vénus ; d'autres pensent que c'est une maladie héréditaire ; la nature nous montre sa pureté par l'exemple des animaux sauvages que les philosophes appellent "miroirs de la nature".


ÉLIEN (IIe/IIIe siècles), rhêteur romain puis écrivain d'expression grecque,

Histoires variées, traduction XIXe siècle, Bibliotheca Teubneriana, Collection Budé :
XIII, 5 : On dit que Laïus, lorsqu'il enleva Chrysippe, fils de Pélops, donna le premier exemple d'un amour que la nature désavoue ; et depuis cette époque ce goût est considéré comme honnête chez les Thébains.

Particularités des animaux : Bibliotheca Teubneriana, Loeb Classical Library :
VI, 15 : amour d'un dauphin pour un beau garçon.


HORAPOLLON (IVe/Ve siècles)

Hiéroglyphes, traduction Paris : Kerver, 1543.





II, 95 : Comment ils décrivaient la déshonnête affection qu'un malheureux porte aux enfants. Pour dénoter le péché contre nature ils peignaient deux perdrix mâles lesquels, privés de leurs femelles, abusent donc l'un de l'autre.


PLINE L'ANCIEN (23/79), auteur naturaliste latin,

Histoire naturelle, Collection Budé, Loeb Classical Library :

V, 17 ; 134 ; 136 ; Cinaedopolis ; VII, 184 : deux personnages de l'ordre équestre moururent en faisant l'amour avec le pantomime Mysticus ; X, xxxiii : les mâles des perdrix, privés de femelles, se battent et le vainqueur assouvit sa passion sur le vaincu ; Trogue dit que les cailles font de même, et les coqs quelquefois, et que les perdrix mâles cochent indifféremment les mâles sauvages nouvellement amenés ou vaincus ; X, xxxvi ; XV, iv : Grecs à l'origine de tous les vices [cité par Larcher] ; XXXIV, 19 (17) ; 55 : Polyclète de Sicyone a fait le Diadoumène, figure de jeune efféminé ; XXXVII, 153 : un poisson appelé cinaedus.




VINCENT DE BEAUVAIS (vers 1180/vers 1264), dominicain et précepteur,

Speculum maius :
Speculum doctrinale : édition 1965 :
IV, 162 : Adultère et sodomie : hors du lieu ad hoc : sur soi-même, mollesse ; sur un autre de son propre sexe, mâle sur mâle, femme sur femme, ou sur un autre genre [animaux], s'appelle sodomie ; citation d'Ovide ; aucun animal ne désire son propre sexe.