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dimanche 27 décembre 2015

L'HOMOSEXUALITÉ CHEZ BASILE DE CÉSARÉE, CLÉMENT D'ALEXANDRIE, EUSÈBE DE CÉSARÉE, JEAN CHRYSOSTOME, JUSTIN, LACTANCE ET TERTULLIEN

Voir aussi mes pages : Platon, Xénophon et Aristote

LA BIBLE ET L'HOMOSEXUALITÉ MASCULINE (avec Conciles et Pénitentiels)

AUGUSTIN ET ALII

TABLE DES AUTEURS ANCIENS


 * * * * *


JUSTIN, CLÉMENT D'ALEXANDRIE, TERTULLIEN, LACTANCE, EUSÈBE DE CÉSARÉE, BASILE DE CÉSARÉE, JEAN CHRYSOSTOME




JUSTIN (Naplouse, vers 100/Rome, 165), martyr chrétien et apologiste de langue grecque,


Saint Justin dans André Thevet, Les Vrais
Pourtraits et Vies Hommes Illustres, 1584


Apologie des Chrétiens, Migne éditeur, Patrologia Graeca, volume 6. Traduction française : Apologie pour les chrétiens, Paris : Études augustiniennes, 1987.

I, 25 : il serait honteux de parler de l'amour masculin [érotas arsénon] de Dionysos et d'Apollon ; jamais Jésus ne se serait excité à abuser de Ganymède ; 27 : les mâles exposés deviennent ensuite prostitués ; 29 : nous nous marions pour avoir des enfants ou bien, refusant de nous marier, nous passons notre vie entière dans la continence ; cet Antinoüs que la crainte fit adorer comme un dieu quoiqu'on sut bien qui il était ; II, 12 : imiter Zeus et les autres dieux en se livrant sans retenue à des débauches masculines [androbatein].

Dialogue avec Tryphon le Juif, PG 6 ; traduction française Paris : A. Picard et fils,1909 :

95, 1 : les autres nations seront maudites ; elles corrompent les garçons [paidophthorounta].


CLÉMENT D'ALEXANDRIE (vers 150/vers 215), écrivain grec païen converti au christianisme,

Icône de Clément d'Alexandrie

Le Pédagogue, collection Sources chrétiennes (éditions du Cerf):

II,
vi, 52, 3 : on peut avec raison appeler langage obscène le fait de discourir sur les actes vicieux : s'entretenir par exemple de l'adultère, de la pédérastie et de choses pareilles.
x, 83, 5 : du lièvre on dit que chaque année il acquiert un anus de plus, et qu'il a autant d'orifices qu'il a vécu d'années : ainsi l'interdiction de manger du lièvre signifierait qu'on doit éviter la pédérastie ; 87, 3 : Il faut écarter les relations entre mâles [arrenomixias] et les pseudo-unions des androgynes [cité par Michel Foucault]: on doit suivre la nature elle-même lorsqu'elle interdit ces excès par la disposition qu'elle a donnée aux organes, elle qui a donné la virilité à l'homme non pour recevoir la semence, mais pour l'émettre." ; 88-91 : nous abstenir des rapports mutuels [allelobasias ; Sources chrétiennes a traduit : homosexualité] et de la corruption des garçons [paidophthorias] ; cite Lévitique, XVIII, 22.

III,
iii-iv : rechercher les mœurs contre nature en plein gymnase ; permis par la sagesse des lois ; bandes de cinèdes.
viii, 43-44 : péché avec les paidika imputé aux Sodomites.
xi, 60 : beaucoup de débauchés portent gravé le portrait de leur aimé ou de leur maîtresse ; 81 : cite Paul, I Corinthiens, vi..
xii, 89 : tu ne seras pas corrupteur d'enfants.

Exhortations aux Grecs [Le Protreptique], Loeb Classical Library ; coll. Sources chrétiennes :

II, 28 33, 5 : vos dieux n'épargnèrent même pas les garçons ; ils furent les amants l'un d'Hylas [Hercule], l'autre de Hyacinthe [Apollon], un autre de Pélops [Poséïdon], un autre de Chrysippe [l'humain Laïos], un autre de Ganymède [Jupiter ; cité par Arnobe et par Firmicus] ; voilà les dieux que vos femmes doivent honorer ! ; 30 34 : Bacchus et Polymnos [cité par Voltaire].
III, 38 44, 2 : Charmos, s'étant emparé d'un adolescent, éleva un autel dans l'Académie, en actions de grâces pour l'accomplissement de son désir ; et l'on nomma éros la violence impudique de ce mal, divinisant ainsi les désirs licencieux.
IV, 43 49, 1-3 : sur Antinoüs.
V, 85 108, 5 : ajoute [comme Didaché et l'Epître de Barnabé] "tu ne corrompras pas les garçons" aux commandements.


TERTULLIEN (vers 155/vers 230), polémiste latin, chrétien puis hérétique montaniste,

Apologétique, CUF (Budé) :
XI, 12 : corrupteurs de jeunes gens ; XIII, 9 : page des écoles dans le conseil des dieux [Antinoüs] ; XL, 7 : pluie de feu sur Sodome ; XLVI, 10 : sur la chasteté : Socrate condamné comme corrupteur de jeunes gens.

Aux nations, Migne éditeur, Patrologia Latina 1, colonne. 582 ; traduction XIXe siècle :
I, 16 : sans le savoir, un Romain se sert de son fils comme d'un petit esclave grec.

Le Mariage unique, collection Sources chrétiennes :
XII, 3 : évêque d'Uthina [Afrique] qui ne craignait pas la loi Scantinia [cité par P. Guénois].
XVII, 1 : Jean, eunuque [spado] du Christ.
101

La Pudeur, Migne éd., Patrologia Latina, 2, colonnes 987, 1010-11 :
IV : Quant aux autres emportements des passions, qui attentent au corps, au sexe et aux lois de la nature, nous les banissons non seulement du regard, mais même du seuil de l'Église, parce que ce ne sont pas des péchés, mais des monstruosités.
XVI : molles et masculorum concubitores [Paul, 1 Corinthiens].
XVII : [cite Èphésiens, V].

Des Spectacles, collection Sources chrétiennes :
XXII : gymnastes et combattants adulés par des femmes (ou même des hommes), leur prostituent leur corps ; quelle perversité !


LACTANCE (vers 260/vers 325), rhéteur d'origine africaine converti au christianisme,

Institutions divines, Migne éd., Patrologia Latina 6 ; collection Sources chrétiennes :

I " Sur la fausse religion ", x, 12 : Jupiter enleva un fils de roi [Ganymède, fils de Tros], déshonora son propre sexe ; véritable adultère : celui qui se fait contre la nature ; xi, 19 ; 22 ; 29 : image de Catamite [Ganymède], effigie de l'aigle dans le temple de Jupiter : souvenir d'une débauche criminelle et sacrilège ; xx : à Rome, méchanceté des impudiques qui ont prostitué, pour le plaisir des jeunes hommes, leurs propres enfants [liberos] ; tous les sexes et toutes les parties du corps étaient atteintes de désirs effrénés.
V " Sur la justice ", 9, 16 : crimes des impies : hommes prostituant leurs corps [cité par John Boswell] ; 17 : passifs comme les femmes.
VI " Sur le vrai culte ", 20 : compagnons de lit placés juste après les parricides et les incestueux ; efféminés ; 23 : que les mâles se mélangent avec des mâles est digne d'admiration chez les Romains ; coït infâme [nefandos] contre la nature.

L'Ouvrage du Dieu créateur, coll. Sources chrétiennes :
XII, 12-13 : explication de la naissance des invertis [hommes et femmes] par une anomalie latérale à la conception [cf Hippocrate, V, 48 : "le fœtus mâle est plutôt à droite, le fœtus femelle à gauche" ; cf Parménide et Célius Aurélien].


EUSÈBE DE CÉSARÉE [de Palestine] (vers 260/339), propagandiste chrétien grec d'origine palestinienne,

Chronique : LI, 17 : attribue à Tantale l'enlèvement de Ganymède [cite Phanoclès].

Démonstration évangelique, Migne, éd., Patrologia Graeca 22, colonne 275 :
IV, x, 162 : interdiction des noces abominables, femme avec femme, mâle avec mâle ; Lévitique, XVIII.

Préparation évangelique, Migne éd., Patrologia Graeca 21 ; collection Sources chrétiennes :
II, 6, 8 : Antinoüs, éromène consacré par l'empereur, comme Zeus fit Ganymède ; Histoire de Philopator de Ptolémée de Mégapolis ; 9 : les hommes célèbrent les nuits sacrées d'Antinoüs, dont la honte n'échappait pas à l'éraste qui avait partagé ses veilles.
VI, 10, 25 : depuis l'Euphrate jusqu'à l'Océan, celui qu'on accuse de rapports masculins [arsenokoites] se venge jusqu'à donner la mort ; en Grèce, même les sages qui ont des éromènes n'encourent aucun blâme [extrait de Bardesane] ; 27 : en Gaule, les jeunes gens servent de femmes en toute licence, sans voir là un sujet de blâme, vu la loi ; or il est impossible que tous les Gaulois qui subissent ces outrages impies aient eu en partage, à leur naissance, l'étoile du matin quand elle se couche avec Hermès [extrait de Bardesane ; passage évoqué par Sade qui l'attribue à César...]
XIII, 16, 8 : cite Platon, Phèdre : l'homme qui a été un loyal ami du savoir ou qui a aimé les jeunes garçons d'un amour philosophique ; 20, 1-6 : Platon, Phèdre ; 7 : ainsi parle Platon, mais non pas Moïse, qui prescrit exactement le contraire quand il proclame de toute sa voix la peine qui doit punir la pédérastie ; Lévitique, XVIII et XX ; 8 : ce grand sage pardonnait au pédéraste (car même dans les Lois il n'a pas cru devoir décréter contre eux la peine de mort).
XIV, 6, 5 : Numénius ; Arcésilas continua à se dire académicien par dévotion envers son amant Crantor [cité par Pierre Pellegrin]


BASILE DE CÉSARÉE [de Cappadoce] (vers 330/vers 379), rhéteur et évêque, Père des moines d'Orient, Docteur de l'Église,


Basil of Caesarea. Menologion of Basil II. f.288



Discours aux jeunes gens sur la manière de tirer profit des lettres helléniques, Collection Budé :
IV : amours de Zeus ; choses que même en parlant des bêtes on ne conterait pas sans rougir.

Lettres, Collection Budé :
CLXXXVIII "À Amphiloque sur les canons", 7 : ceux qui se livrent à la corruption masculine [arrenophtoroi] sont dignes de condamnation ; recevoir [dans l'Église] ceux qui ont fait pénitence pendant 30 ans pour l'impureté qu'ils avaient commise dans l'ignorance.
CCXVII, 62 : à celui qui s'unit à des hommes [arsénosynèn] on infligera le même temps de pénitence qu'à celui qui se rend coupable d'adultère [cité par Pierre Damien]

De renuntiatione saeculi, Migne éditeur, Patrologie Graeca, volume 31 :
6 : les efféminés et ceux qui se réjouissent dans les ténèbres offensent la vie pieuse.

Sermo asceticus, Patrologia Graeca, volume 31 :
(40) 5 : nocivité des amitiés particulières ; inexcusable même chez les jeunes.


JEAN CHRYSOSTOME (vers 349/407), élève de Libanios, docteur de l'Église,

Contre les détracteurs de la vie monastique, Patrologia Graeca 47 ; édition Gabalda, 1933 :
III, 88 : Abominable désordre, forme nouvelle de vice, amour nouveau et criminel qui règne maintenant partout, Le genre féminin risque désormais d'être superflu ; en pleine ville, des mâles exercent leurs turpitudes sur d'autres mâles comme si l'on était au fond du désert [cité et traduit par Festugière ; humour involontaire] ; 90 : les animaux ne s'attachent point à leur sexe, ils observent les lois de la nature ; des chrétiens s'unissent plus librement aux garçons qu'aux courtisanes ; les pères des enfants qu'on outrage de la sorte n'en disent rien.

" Épître, aux Romains ", Homélies, PG 60 :
IV, 1 : quand Dieu a abandonné quelqu'un, l'ordre de toute chose est renversé ; 2 : le peuple sage d'Athènes et Solon y voyaient une conduite honorable ; pires que les meurtres car cela détruit l'âme; à ne pas nommer.

" Épître à Tite ", PG 62 :
III, Homélie, v : cite Paul.

À Théodore, Traité, Sources chrétiennes :
4, 5 : fidèle et ami de Dieu devenu efféminé [malakos], homosexuel [arsénokoitès] ; garder confiance dans l'efficacité de la pénitence [cf Bernardin de Sienne].