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mercredi 12 octobre 2016

INDEX NIETZSCHE (14/16) : LA CULTURE, L'ÉDUCATION

INDEX NIETZSCHE (2/16) : "DIEU", LA FOI, LA RELIGION

INDEX NIETZSCHE (15/16) : LA VÉRITÉ



Fragments posthumes, 1870-1872,

U I 3-3a, septembre 1870 - janvier 1871 : 5[106] : Qu’est-ce que l’éducation ? [Was ist Erziehung ?]

UI 5a, hiver 1870-1871 - automne 1872 : 8[57] : l’éducation de tous n’est qu’un préstade du communisme. [Die allgemeine Bildung ist nur ein Vorstadium des Communismus: Die Bildung wird auf diesem Wege so abgeschwächt, daß sie gar keine Privilegien mehr verleihen kann. Am wenigsten ist sie ein Mittel gegen den Communismus. Die allgemeinste Bildung d.h. die Barbarei ist eben die Voraussetzung des Communismus. Passage d'interprétation difficile.]

8[62] : impossibilité de la philosophie à l’Université.
D'où aussi impossibilité d’une vraie formation classique. [Die deutsche Wissenschaft und die deutsche Bildung.
Die Unmöglichkeit der Philosophie auf Universitäten.
Darum auch wieder Unmöglichkeit einer wahren klassischen Bildung.]

8[65] : [Das ist etwas Neues. Der Staat als Führer der Bildung. Bei ihm wirken Elemente, die der wahren Bildung entgegengesetzt sind: er rechnet auf die Breite, er richtet sich die vielen jungen Lehrer ab. Lächerliche Stellung der klassischen Bildung: der Staat hat ein Interesse an dem „fachmäßigen“ Lakoniker: wie er in Betreff der Philosophie entweder nur die fachmäßig philologische oder die panegyrische Staatsphilosophie fördert. [...] Eine Menge Lehrer sind nöthig. Es sind Methoden ersonnen, wie sie mit dem Alterthum verkehren können.
Die Lehrer dürften gar nicht mit dem Alterthum verkehren. Aeschylus!
Die Sprachwissenschaft.]


U I 4a, 1871 : 9[70] : Égalité de l’enseignement pour tous jusqu’à 15 ans.
Car la prédestination au lycée par les parents, etc. est une injustice. [Gleichheit des Unterrichts für Alle bis zum 15ten Jahre.
Denn die Prädestination zum Gymnasium durch Eltern usw. ist ein Unrecht.]

5) Le concept épouvantable de maître d’école et d’instituteur
Le métier de professeur proprement dit, l’état de professeur est à briser. Donner l’enseignement est un devoir de l’homme d’âge. [Der schreckliche Begriff des Volkslehrers und Elementarlehrers. Der eigentliche Lehrerberuf, der Lehrerstand ist zu brechen. Unterrichtgeben ist eine Pflicht der älteren Männer.]

L’enseignement classique n’est de toute façon fécond que pour un petit nombre. [Der klassische Unterricht ist überhaupt nur für eine kleinere Zahl fruchtbar.]


P I 16b, printemps 1871 - début 1872 : 14 [11] : "Le principe pédagogique correct ne peut être que celui de mettre la plus grande masse dans un rapport juste avec l’aristocratie spirituelle ; c’est là proprement la tâche de la culture (selon les trois possibilités hésiodiques) ;" [Celui qui pense par lui-même - celui qui se rend au bon avis - l'esprit faux]. [Das richtige Erziehungsprincip kann nur sein, die größere Masse in das rechte Verhältniß zu der geistigen Aristokratiezu bringen: das ist die eigentliche Bildungsaufgabe (nach den drei Hesiodischen Möglichkeiten) ;]


Sur l’avenir de nos établissements d’ enseignement, 1874 [Conférences],


Préface : L’avenir de nos moyens et méthodes d’éducation est lié à l’avenir de la culture [Bildung]
nos méthodes modernes : méthodes anti-naturelles de formation [Bildung].
I [16 janvier 1872] : ridicule disproportion entre le nombre des hommes vraiment cultivés et l’énorme appareil de la culture [Bildung]
Deux courants dominent nos établissements d’enseignement :
- pulsion vers l’extension, à l’élargissement maximal de la culture [Bildung]
- pulsion vers la réduction, à l’affaiblissement de la culture elle-même
La culture, pour diverses raisons, doit être étendue aux milieux les plus vastes – voilà ce qu’exige une tendance. L’autre invite au contraire la culture à abdiquer ses ambitions les plus hautes, les plus nobles, les plus sublimes, et à se mettre avec modestie au service de n’importe quelle autre forme de vie, l’État par exemple.
La culture [Bildung] la plus universelle, c’est justement la barbarie


II [6 février 1872] :
le gymnasium enseigne non pour la culture [Bildung] mais seulement pour l’érudition ; il prend depuis peu l’allure de ne plus enseigner pour l’érudition, mais pour le journalisme.
C’est l’autonomie véritable qui ne peut s’exprimer qu’en maladresses, c’est l’individu pris exactement qui est réprimandé par le maître et rejeté au profit d’une moyenne décente.
La médiocrité uniformisée reçoit des louanges dispensées à contre-cœur : car c’est elle justement qui d’habitude ennuie fort le maître, et pour de bonnes raisons.
Une éducation correcte devrait réprimer la prétention ridicule à l’autonomie du jugement ;
le laisser-faire universel de ce qu’on appelle la « libre personnalité » ne peut être rien d’autre que le signe distinctif de la barbarie.
On vous pervertit méthodiquement à bredouiller par vous-mêmes, lorsqu’on devrait vous apprendre à parler, à esthétiser par vous-mêmes, lorsqu’on devrait vous mener à la ferveur devant l’œuvre d’art, à philosopher par vous-mêmes, lorsqu’on devrait vous forcer à écouter les grands penseurs.

III [27 février 1872] :
Il existe maintenant presque partout un nombre si excessif d’établissements d’enseignement d’un haut niveau qu'on y utilise toujours beaucoup plus de maîtres que la nature d'un peuple, même richement doué, ne peut en produire ; il arrive donc dans ces établissements un excès de gens qui n’ont pas la vocation, mais qui peu à peu, par leur nombre écrasant et avec l’instinct du similis simili gaudet [inspiré de asinus asinum fricat ?] déterminent l’esprit de ces établissements. [Es existirt jetzt fast überall eine so übertrieben große Anzahl von höheren Bildungsanstalten, daß fortwährend unendlich viel mehr Lehrer für dieselben gebraucht werden, als die Natur eines Volkes, auch bei reicher Anlage, zu erzeugen vermöchte; und so kommt ein Übermaß von Unberufnen in diese Anstalten, die aber allmählich, durch ihre überwiegende Kopfzahl und mit dem Instinkt des „similis simili gaudet“, den Geist jener Anstalten bestimmen.]

L’immense majorité des maîtres se retrouve assurée de son bon droit parce que ses dons sont dans un certain rapport harmonique au bas vol et à la médiocrité de leurs élèves. C'est de cette majorité que viennent les cris qui appellent à fonder toujours de nouveaux lycées et de nouveaux établissements de haut niveau [...] ces hérauts bruyants du besoin de culture se transforment soudain, dès qu'on les regarde de près, en adversaires zélés, voire fanatiques, de la vraie culture, c'est-à-dire de celle qui s'attache à la nature aristocratique de l'esprit : car ils pensent au fond que leur but est d'émanciper les masses des grands individus, au fond ils aspirent à bouleverser d'ordre sacré dans le royaume de l'intellect, la vocation de la masse à servir, son obéissance soumise, son instict de fidélité sous le sceptre du génie. [die ungeheure Mehrzahl der Lehrer fühlt sich wiederum, diesen Anstalten gegenüber, im Recht, weil ihre Begabungen zu dem niedrigen Fluge und der Dürftigkeit ihrer Schüler in einem gewissen harmonischen Verhältnisse stehen. Von dieser Mehrzahl aus erschallt der Ruf nach immer neuen Gründungen von Gymnasien und höheren Lehranstalten [...] jene lauten Herolde des Bildungsbedürfnisses verwandeln sich plötzlich, bei einer ernsten Besichtigung aus der Nähe, in eifrige, ja fanatische Gegner der wahren Bildung d.h. derjenigen, welche an der aristokratischen Natur des Geistes festhält : denn im Grunde meinen sie, als ihr Ziel, die Emancipation der Massen von der Herrschaft der großen Einzelnen, im Grunde streben sie darnach, die heiligste Ordnung im Reiche des Intellektes umzustürzen, die Dienstbarkeit der Masse, ihren unterwürfigen Gehorsam, ihren Instinkt der Treue unter dem Scepter des Genius.]

Donc, ce n’est pas la culture [Bildung] de la masse qui peut être notre but, mais la culture d'individus choisis, armés pou accomplir de grandes œuvres qui resteront. [Also, nicht Bildung der Masse kann unser Ziel sein: sondern Bildung der einzelnen ausgelesenen, für große und bleibende Werke ausgerüsteten Menschen].
l’exigence de l’excès de maîtres de culture vient d’une sphère ennemie de la culture ; les conséquences de cet excès ne profitent qu’à l’inculture
On craint la nature aristocratique de la vraie culture [Bildung]


Fragments posthumes 1872-1873,

P I 20b, été 1872 - début 1873 : 19 [39] : « Si l’humanité reportait sur l’éducation et les écoles ce qu’elle a mis jusqu’ici sur la construction des églises, si elle redirigeait l'intelligence, de la théologie vers l’éducation. » [Wenn die Menschheit, was sie bis jetzt auf den Bau von Kirchen, auf Erziehung und Schulen verwendet, wenn sie den Intellekt, den sie auf Theologie, jetzt auf Erziehung richtet.]

U II 1, printemps-automne 1873 : [66] : Nous n’avons pas de culture [Kultur], nous avons seulement une civilisation avec quelques modes culturelles, plus encore une barbarie.
U II 2, été-automne 1873 : [220] : la culture [Bildung] devient de jour en jour plus faible, parce que la hâte devient plus grande.
U II 3, automne 1873 - hiver 1873-1874 : 30 [6] : Les natures faibles ne doivent pas du tout être prises en compte dans le programme d’éducation ; elles n’auront jamais une grande importance, ni en bien ni en mal.


Schopenhauer éducateur (1874),


§ 2 : " Je me demandais ce qu'il dirait des deux maximes d'éducation qui sont en vogue de notre temps. L'une exige que l'éducateur ait tôt fait de reconnaître le point fort de ses élèves et dirige alors toutes les énergies, toutes les sèves et tout l'éclat du soleil sur celui-ci afin d'amener à maturité et à fécondité cette unique vertu. L'autre maxime veut au contraire que l'éducateur tire parti de toutes les forces existantes, les cultive et fasse règner entre elles un rapport harmonieux. Mais faudrait-il pour autant contraindre à la musique celui qui a une inclination avérée pour l'orfèvrerie ? " [ich überlegte mir, was er zu den beiden Maximen der Erziehung sagen würde, welche in unserer Zeit im Schwange gehen. Die eine fordert, der Erzieher solle die eigenthümliche Stärke seiner Zöglinge bald erkennen und dann alle Kräfte und Säfte und allen Sonnenschein gerade dorthin leiten, um jener einen Tugend zu einer rechten Reife und Fruchtbarkeit zu verhelfen. Die andre Maxime will hingegen, dass der Erzieher alle vorhandenen Kräfte heranziehe, pflege und unter einander in ein harmonisches Verhältniss bringe. Aber sollte man den, welcher eine entschiedene Neigung zur Goldschmiedekunst hat, deshalb gewaltsam zur Musik nöthigen?]

" De quoi ne se contente-t-on pas, même dans nos cercles les plus distingués et les plus instruits, en fait de précepteurs ! De quel ramassis de têtes biscornues et d'institutions vieillotes ne se satisfait-on pas souvent sous le nom de lycées ! Quel établissement supérieur, quelle université nous satisfont, nous tous, quels dirigeants, quelles institutions, comparés à la difficulté de la tâche d'éduquer un homme en homme !" [Was genügt da nicht alles, selbst bei unsern vornehmsten und best unterrichteten Leuten, unter dem Namen der Hauslehrer, welches Sammelsurium von verschrobenen Köpfen und veralteten Einrichtungen wird häufig als Gymnasium bezeichnet und gut befunden, was genügt uns Allen als höchste Bildungsanstalt, als Universität, welche Führer, welche Institutionen, verglichen mit der Schwierigkeit der Aufgabe, einen Menschen zum Menschen zu erziehen !]

§ 6 : éducation rapide, juste assez approfondie, pour gagner vite beaucoup d’argent.
L’éducation n’a en vue que le profit.


Fragments posthumes 1874-1877,

 U II 5a, début 1874 - printemps 1874 : 32 [73] Éducation du philosophe

U II 8b,printemps-été 1875 : 5[20] : un jour viendra où il n’y aura plus aucune pensée donnée comme éducation [Es wird irgendwann einmal gar keinen Gedanken geben als Erziehung.]

[25] : Éduquer les éducateurs ! Mais les premiers  doivent s’éduquer eux-mêmes ! Et c’est pour eux que j’écris.

[64] : L’éducation est d’abord l’apprentissage du nécessaire, puis du changement et du variable.
Quelle est la puissance de l’homme sur les choses ? C’est la question de toute éducation.

U II 8b, printemps-été 1875 : 5[87] : « L’œuvre de toute éducation est de transformer des activités conscientes en d’autres plus ou moins inconscientes ; et l’histoire de l’humanité est en ce sens son éducation. » [Opposer à Karl Marx, « l’histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes »].
[Es ist das Werk aller Erziehung, bewußte Thätigkeiten in mehr oder weniger unbewußte umzubilden: und die Geschichte der Menschheit ist in diesem Sinne ihre Erziehung. Der Philologe nun übt eine Menge Thätigkeiten so unbewußt: das will ich einmal untersuchen, wie seine Kraft, d.h. sein instinktives Handeln, das Resultat von ehemals bewußten Thätigkeiten ist, die er allmählich als solche kaum mehr fühlt: aber jenes Bewußtsein bestand in Vorurtheilen. Seine jetzige Kraft beruht auf jenen Vorurtheilen, z.B. die Schätzung der ratio wie bei Bentley, Hermann. Die Vorurtheile sind, wie Lichtenberg sagt, die Kunsttriebe des Menschen.]


U II 5b, été 1876 : dispensé à l’heure et toutes les matières pêle-mêle. [d'où ces jolis mots d'élèves français fin XXe siècle : " symétrie participiale ", " nombres chargés positivement ".]

Les États sincèrement démocratiques doivent à tout prix fournir à tous l’instruction la plus élevée.

M I 1, septembre 1876 : [2] : toutes les écoles publiques sont appropriées aux natures médiocres

U II 5c, octobre-décembre 1876 : [82] : les professeurs abêtissent tout, les auteurs etc.

[105] : Un bon éducateur peut en arriver à se trouver dans le cas d’offenser gravement son élève simplement pour étouffer en germe une sottise qu’il va dire.

Mp XIV 1b, fin 1876 - été 1877 : [43] : précarité de toutes les formes d’enseignement
[44] : « L’instruction en classe n’est guère qu’un pis-aller pour le cas où l’individu ne peut pas être formé par un professeur particulier. » [Klassenerziehung eben nur ein Nothbehelf ist, wenn der einzelne Mensch durchaus nicht von einem einzelnen Lehrer erzogen werden kann]
[94] : L’humanité n’a pas encore dépassé l’éducation par le hasard

N II 2, printemps-été1877 : 22[46] : l’école doit enseigner la plus grande liberté en matière de religion, la pensée la plus sobre dans sa rigueur. [Die Schule soll die grösste Freiheit im Rel lehren, das nüchternste strenge Denken. Die Unklarheit und die gewohnten Neigungen werden sehr weite Grenzen ziehen.]


Humain, trop humain. Un livre pour les esprits libres (1878),

IV " De l'âme des artistes et écrivains ",
§ 200 Écrire et enseigner veut prudence. : Le professeur pense toujours au bien de ses disciples [Wer Lehrer ist, ist meistens unfähig, etwas Eigenes noch für sein eigenes Wohl zu treiben, er denkt immer an das Wohl seiner Schüler und jede Erkenntniss erfreut ihn nur, so weit er sie lehren kann.]
§ 203 : l’exercice de style latin était le plus précieux. [Die blose Darstellung bei gegebenem Inhalte war die Aufgabe des lateinischen Stils, für welchen die alten Lehrer eine längst verloren gegangene Feinheit des Gehörs besassen.]

V " Caractères de haute et basse civilisation ", § 228 Le caractère fort et bon.: les éducateurs voudraient transformer l’individu en copie.
§ 242 : Éducation miraculeuse.
L’intérêt pour l’éducation deviendra une grande force quand on abandonnera la croyance en un Dieu et en sa providence.
§ 259 : Une éducation virile. Éducation virile en Grèce.

§ 265 : La raison à l’école. L'école n'a pas de tâche plus importante que d'enseigner la rigueur de la pensée, la prudence du jugement, la logique du raisonnement. Aussi doit-elle faire abstraction de tout ce qui ne saurait servir à ces opérations, par exemple de la religion. [Die Schule hat keine wichtigere Aufgabe, als strenges Denken, vorsichtiges Urtheilen, consequentes Schliessen zu lehren: desshalb hat sie von allen Dingen abzusehen, die nicht für diese Operationen tauglich sind, zum Beispiel von der Religion.]

C’est la raison à l’école qui a fait de l’Europe l’Europe : au Moyen-Âge elle était sur le chemin de redevenir une province et une annexe de l’Asie, – et donc de perdre le sens de la science dont elle était redevable aux Grecs. [— Die Vernunft in der Schule hat Europa zu Europa gemacht: im Mittelalter war es auf dem Wege, wieder zu einem Stück und Anhängsel Asiens zu werden, — also den wissenschaftlichen Sinn, welchen es den Griechen verdankte, einzubüssen.]

V, § 266 Que l'on sous-estime les résultats de l'enseignement du lycée. : la valeur que l’on méconnaît ordinairement : les professeurs parlent la langue abstraite de la grande culture [Cultur].

VI " L'homme en société ", § 372 Ironie.: Ironie comme moyen pédagogique [Ironie. — Die Ironie ist nur als pädagogisches Mittel am Platze, von seiten eines Lehrers im Verkehr mit Schülern irgend welcher Art: ihr Zweck ist Demüthigung, Beschämung, aber von jener heilsamen Art, welche gute Vorsätze erwachen lässt und Dem, welcher uns so behandelte, Verehrung, Dankbarkeit als einem Arzte entgegenbringen heisst.]

VII " Femme et enfant ", § 395 Enseigner et commander : " Il faut que l'éducation enseigne le commandement aux enfants de familles modestes aussi bien que l'obéissance à d'autres enfants. "
§ 409 : la formation des lycées fait des adolescents des copies de leurs professeurs

VIII, § 467 : enseignement médiocre dans les grands États.
§ 479 : la richesse permet de payer les meilleurs précepteurs.


Fragments posthumes, 1878,
N II 4, été 1878 : mentir sur ce que l’on sait en feignant de l’ignorer, dans l’intérêt d’autrui.


Opinions et sentences mêlées, 1879,

§ 181 : Éducation contorsion. Précarité de toutes les formes d’enseignement.
§ 268 : le récalcitrant fait plaisir.
§ 320 : école comme moyen de maintenir le peuple sous la dépendance des gouvernements des grands États
l’enseignement individuel on ne peut plus mal vu.


Le Voyageur et son ombre, 1879,

§ 70 : l’éducateur le plus maladroit : le fanatique de la morale.
§ 180 : Les professeurs au siècle des livres. Du fait que l’instruction que l’on se donne seul ou en association fraternelle se généralise, on doit presque pouvoir se passer du professeur sous sa forme aujourd’hui habituelle. Des amis férus de savoir, qui veulent s’assimiler ensemble une connaissance, trouvent à notre siècle de livres une voie plus courte et plus naturelle que ne le sont « école » et « professeur ». [Die Lehrer im Zeitalter der Bücher. — Dadurch dass die Selbst-Erziehung und Verbrüderungs-Erziehung allgemeiner wird, muss der Lehrer in seiner jetzt gewöhnlichen Form fast entbehrlich werden. Lernbegierige Freunde, die sich zusammen ein Wissen aneignen wollen, finden in unserer Zeit der Bücher einen kürzeren und natürlicheren Weg, als „Schule“ und „Lehrer“ sind.]

§ 266 : Les impatients.
L'homme en cours de formation est justement celui qui n'admet pas le devenir : il est trop impatient pour cela. L’adolescent ne veut pas attendre que son tableau des êtres et des choses se remplisse après un long temps d’études, de souffrances et de privations ; il en accepte donc en toute bonne foi un autre, qui existe déjà, achevé, et qu'on lui offfre, comme s'il devait lui fournir par anticipation les lignes et les couleurs de son tableau à lui ; il se jette dans les bras d’un philosophe, d’un poète, et le voilà obligé de travailler un certain temps à la corvée et de se renier lui-même. Il y apprend beaucoup ; mais un jeune homme en oublie souvent ce qu'il vaut surtout d'apprendre et de connaître, soi-même ; il restera sa vie durant un disciple.

§ 267 : Il n’y a pas d’éducateur
En tant que penseur, on ne devrait parler que de l’auto-éducation

§ 282 « Le professeur, mal nécessaire » : « Le moins possible de personnes entre les esprits productifs et les esprits affamés et réceptifs ! Car les intermédiaires adultèrent presque automatiquement la nourriture qu’ils transmettent ; et puis, en récompense de leurs bons offices, ils réclament pour eux-mêmes trop de choses, ainsi retirées aux esprits productifs, oriinaux, à savoir intérêt, admiration, temps, arent et le reste. – Donc, on regardera quoi qu’il en soit le professeur comme un mal nécessaire, à l’instar du commerçant, comme un mal qu’il faut rendre le plus petit possible.   […] on peut voir une raison capitale de notre misère intellectuelle dans la quantité excessive des professeurs : elle est cause que l’on apprend si peu et si mal. »


Fragments posthumes, 1879-1880,

N IV 2, juin-juillet 1879 : [19] : il faut, en répandant les moyens de s’instruire seul, élever le professeur au plus haut degré de qualification, le supprimer dans ses formes médiocres. Remplacer l’école par des associations d’amis férus de savoir.

N V I, début 1880 :
[8] : l’éducation courante est brutale
[26] : Le christianisme étant déraciné, notre jeunesse grandit sans éducation

N V 3, été 1880 : [302] : les philosophes satisfont l’orgueil des jeunes gens, comme les poètes – ils les détournent de la science.

N V 4, automne 1880 : le moins d’État possible ! Je n’ai pas besoin de l’État, je me serais donné sans cette contrainte traditionnelle une meilleure éducation


Aurore (1881),

I, § 13 : Pour l’éducation nouvelle du genre humain.
III, § 194 : le siècle dernier est supérieur au nôtre en ceci qu’il compta tant d’hommes éduqués isolément
§ 195 : la prétendue éducation classique
IV, § 297 : estimer celui qui pense différemment
§ 397 : amélioration de la procréation
V, § 443 : « Le défaut le plus répandu de notre type de formation et d’éducation : personne n'apprend, personne n'aspire, personne n'enseigne... à supporter la solitude. » ;
V, § 447 : Meister und Schüler. — Zur Humanität eines Meisters gehört, seine Schüler vor sich zu warnen.
§ 455 : une seconde nature
§ 540 : il faut pouvoir apprendre


Fragments posthumes, 1881-1882,

M III 1, printemps-automne 1881 : [41] : maximes de l’éducation du penseur indépendant
[105] : l’éducation, c’est apprendre à rebaptiser ou à sentir différemment.
[145] : La nouvelle éducation ; il faut que les premiers éducateurs s’éduquent eux-mêmes !
[297] : le fait d’Apprendre est originairement plus amer que le travail, et donc détesté

N V 7, automne 1881 : [10] : le nouveau problème : savoir si une partie des hommes ne devrait pas être éduquée aux dépens de l’autre en vue d’une race supérieure. Sélection ...

M III 6a, déc. 1881 - janv. 1882 : avoir une postérité : c’est la meilleure éducation ; parents éduqués par les enfants.


Gai Savoir (1882),
I, § 21 : si l’éducation réussit, alors chaque vertu de l’individu constituera une utilité collective et un désavantage personnel


Fragments posthumes, 1882-1885,

N V 9a. N VI 1a, juillet-août 1882 : Plus abstraite la vérité qu’on veut enseigner et plus ce sont d’abord les sens qu’il faut y attirer.

ZI 1, automne 1882 : [1], 150 : Qui est professeur dans l’âme ne prend au sérieux les choses qu’eu égard à ses élèves – jusqu’à lui-même.

Z I 4, été 1883 : [1] : ne s’instruit que celui qui agit.

W I 1, printemps 1884 : remplacer le professeur
Le spectacle des masses et de ceux qui enseignent aux masses rend sombre.

Z II 8, hiver 1884-1885 : pédagogue dans l’âme : ne prend toute chose au sérieux que par rapport à son élève.

N VII 1, avril-juin 1885 : [68] : à toutes les époques les conditions pour l’éducation d’un esprit puissant, astucieux, inexorable, étaient plus favorables qu’aujourd’hui.

W I 6a : juin-juillet 1885 : [7] : un éducateur ne dit jamais ce qu’il pense lui-même ; se situe par-delà bien et mal.


Par-delà bien et mal, 1886,

IV " Maximes et interludes ", § 128 : incliner les sens en faveur d’une vérité abstraite
V " Contribution à l'histoire naturelle de la morale ", § 194 : aucun parent ne se conteste le droit de soumettre l’enfant à ses idées et à ses principes
VI " Nous les savants ", § 203 : une grandiose entreprise d’éducation et de sélection
IX " Qu'est-ce qui est aristocratique ", § 264 : " Il suffit de connaître quelques traits du caractère des parents pour avoir le droit d'en déduire celui de l'enfant. "


Fragments posthumes, 1887-1888,
W II 1, automne 1887 : éducation en tant que dressage
Éducation : essentiellement le moyen de ruiner l’exception en faveur de la règle.

W II 2, automne 1887 : Culture [Kultur] signifie en effet apprendre à calculer, apprendre à penser causalement, apprendre à prévenir, apprendre à croire à la nécessité.

W II 5, printemps 1888 : impuissante, inconsistante jusqu’ici

W II 6a, printemps 1888 : instruction obligatoire : épuise les réserves d’une race

W II 7a : printemps-été 1888 : instruction : au profit des médiocres

W II 9c, octobre-novembre 1888 : je fais partie de ces éducateurs involontaires qui n’ont pas besoin de principes pédagogiques


Crépuscule des Idoles, 1889,

Ce qui manque aux Allemands,
§ 3 : des natures plus pleines, plus riches, plus profondes, ne trouvent plus d’éducation, ni d’éducateurs à leur mesure. Ce dont notre culture souffre le plus, c’est d’une pléthore de tâcherons arrogants, d’humanités fragmentées.
§ 5 : Que l’éducation, que la culture générale soit une fin en soi – et non « le Reich » – et qu’à cette fin un éducateur soit nécessaire (et pas le professeur de lycée ou l’érudit universitaire), voilà ce qu’on a oublié …
Toute éducation supérieure n’est destinée qu’aux exceptions
le démocratisme de la culture "générale" devenue "commune" et vulgaire
Plus personne, dans l’Allemagne d’aujourd’hui, n’est libre de donner à ses enfants une culture raffinée : toutes nos « écoles supérieures » sont, sans exception, réglées sur la plus douteuse médiocrité […] professeurs accablés et abêtis.
§ 6 : apprendre à voir, apprendre à penser, apprendre à parler et à écrire ; pouvoir suspendre sa décision.
Divagations d’un "inactuel", § 40 : si l’on veut des esclaves, il faut être fou pour leur donner une éducation de maîtres.



lundi 20 avril 2015

INDEX NIETZSCHE (12/16) : KNABENLIEBE, PÉTRONE




INDEX NIETZSCHE (2/16) : "DIEU", LA RELIGION


Pour Nietzsche et la sexualité, cliquez ici.




Fragments posthumes, 1869-1871,

P II 1b, automne 1869 : [52] : le plus haut que l’éthique consciente des Anciens ait atteint, c’est la théorie de l’amitié.
[81] : Influence des femmes. Sur l'ancienne scène anglaise c’était des garçons qui jouaient les rôles de femmes et c’est précisément cette institution pudique et morale à l’origine qui poussa la mise en scène jusqu’à l’indécence la plus outrée. [Cf Montesquieu, Voyage de Gratz à La Haye, I, vii : « À Rome, les femmes ne montent pas sur le théâtre ; ce sont des castrati habillés en femmes. Cela fait un très mauvais effet pour les mœurs : car rien (que je sache) n’inspire plus l’amour philosophique aux Romains. »]

P I 14b, hiver 1869-1870 - printemps 1870 : [4] : idéalisation de la pulsion sexuelle chez Platon [Banquet].

P I 15a, hiver 1869-1870 - printemps 1870 : [73] : Socrate et l’instinct.

I. Sur l’éthique

Concept de l’amitié. Pulsion sexuelle idéalisée.

U I 2b, fin 1870 - avril 1871 : 7[76] : Il faut mentionner aussi la pédérastie des Anciens comme une conséquence nécessaire de cette surcharge de la pulsion [dionysiaque]. [Auch die Päderastie der Alten ist zu erwähnen, als eine nothwendige Konsequenz jener Überladung des Triebes.]


Naissance de la tragédie, 1871,


§ 15 : une valeur morale douteuse vices détestables dont le nom même est employé à l'égal d'une odieuse injure [nur eine zweifelhafte Tüchtigkeit der Sitte aufzuweisen haben und sogar mit hässlichen Lastern gekennzeichnet sind, doch die Würde und Sonderstellung unter den Völkern in Anspruch nehmen]


Fragments posthumes, 1870-1875,

U I 5a, hiver 1870-71 – automne 1872 : [73] : Φίλία et παιδεία, point de départ de Sappho : l’érotique [Erotik] en rapport avec l’éducation.

P II 8b, été 1871 - printemps 1872 : [18] : la nature grecque sait utiliser toutes les propriétés fécondes : [...] les pulsions non naturelles dans l'éducation du jeune homme par l'homme mûr.

[42] : Toute inclination, amitié, amour a en même temps quelque chose de physiologique. Nous ne savons rien du tout sur le niveau de profondeur et de hauteur qu'atteint la physis. [Alle Neigung, Freundschaft, Liebe zugleich etwas Physiologisches. Wir wissen alle nicht, wie tief und hoch die Physis reicht.]

[43] : Éros et culture des amis. [Eros und Bildung der Freunde.]

Mp XII 5, fin 1874 : [2] : le vautour parle seul et raconte : je suis le vautour de Prométhée et, par le plus étrange concours de circonstances, je suis libre depuis hier. Lorsque Zeus me donna l’ordre de dévorer le foie de Prométhée, il voulait m’éloigner parce qu’il était jaloux à cause de Ganymède.

Mp XIII 6b, mars 1875 : [52] : Il faut détourner les yeux de l’absurdité moderne et regarder en arrière – beaucoup de ce qui est repoussant dans l’Antiquité paraît alors comme d’une profonde nécessité.

[74] : Points de vue principaux sur la future mise en valeur de l’Antiquité.

1) Ce n’est pas pour les jeunes gens, parce que cela montre l’homme avec une certaine impudeur.

U II 8b, printemps-été 1875 : [50] : Il y a des choses que l’Antiquité enseigne, et sur lesquelles je ne voudrais pas m’exprimer ouvertement à la légère.

[59] : Grecs et philologues

Les Grecs honorent la beauté

libre virilité

[166] : Sur la religion

I Dans l’Antiquité, l’amour sexuel saisi par Empédocle à l’état pur.

[172] : qui sait qu’il y a des connaissances de l’Antiquité qu’on ne peut pas communiquer aux jeunes gens !

U II 8c, été ( ?) 1875 : 6 [3] : Socrate, pour l’avouer une bonne fois, m’est si proche que j’ai presque toujours un combat à livrer avec lui.


U III 1, été 1875 : 9[1] : V. L'amour. [...] Opposition vraie pour tous les temps et pour tous les peuples de l'Aphrodite ouranienne et de l'Aphrodite pandémienne. [...] L'amitié sensuelle, dans sa forme irréprochable, dont on ne connaît pratiquement aujourd'hui que la déformation. [...] L'amour n'est pas seulement objectivé comme Aphrodite, mais aussi comme Éros : Éros n'est nullement l'idéal de l'amour de la femme pour l'homme, mais l'idéal de cette deuxième forme. Il apparaît qu'il y a une proche parenté entre le féminin et la première fleur de l'autre sexe : et toutes les fois que la différence d'âge ou de caractère produit un contraste semblable à celui de l'homme et de la femme, ce contraste peut aussi bien nourrir une expression dans la sensibilité. Dühring rappelle les amitiés de la toute première jeunesse, avec leur caractère sensuel ; la différence d’âge minime, les natures fortement différentes. D’après Dürhing, les rapports, dans un âge plus avancé, doivent être ou bien des dégénérescences d’une pulsion naturelle, ou bien le lien d’une inclination qui dure depuis la première jeunesse.

L'amour Érotique prouve l'exaltation du sentiment, indépendamment du but naturel.


Lettre à Erwin Rohde, 23 mai 1876,

" Je trouve remarquable que tu dises si peu sur les rapports pédérastiques [...] C'est sur ce fond que se sont éveillées l'idéalisation d'Éros et les sensations plus pures et plus ardentes de l'amour passion [...] transfert sur l'amour des sexes [...] L'Éros, à la meilleure époque, est l'Éros pédérastique. " [Aufgefallen ist mir, daß Du von den päderastischen Verhältnissen so wenig sagst: und doch ist das Idealisiren des Eros und das reinere und sehnsüchtigere Empfinden der Liebespassion bei den Griechen zuerst auf diesem Boden gewachsen und wie mir scheint, von da aus auf die geschlechtliche Liebe erst übertragen worden, während es ihre (der geschlechtl Liebe) zartere und höhere Entwicklung früher geradezu hinderte. Daß die Griechen der älteren Zeit die Männererziehung auf jene Passion gegründet haben und so lange sie diese ältere Erziehung hatten, von der Geschlechtsliebe im Ganzen mißgünstig gedacht haben, ist toll genug, scheint mir aber wahr zu sein. Auf Seite 70 und 71, glaubte ich, Du würdest an diese Dinge erinnern müssen. Der Eros, als πάθος der καλῶς σχολάζοντες, in der besten Zeit ist der päderastische: Die Meinung über den Eros, die Du „einigermaßen verstiegen“ nennst, nach der das Aphrodisische am Eros nicht wesentlich, sondern nur gelegentlich und accidentiell ist, die Hauptsache eben φιλία ist, kommt mir nicht so ungriechisch vor.]


Fragment posthume, 1876,
U II 5c, octobre-décembre 1876 : 19[112] : "La pédérastie grecque n'est pas contre nature, sa causa finalis étant, d'après Platon, d' engendrer de beaux discours [Platon, Banquet ou Symposium, 206b-210a]. [Die griechische Päderastie nicht unnatürlich, deren causa finalis, nach Plato, sein soll, „schöne Reden zu erzeugen“.]


Humain, trop humain, 1878,

V " Caractères de haute et basse civilisation ", § 259 "Une civilisation virile" : Les rapports érotiques entre hommes et adolescents furent, à un degré qui échappe à notre compréhension, l'unique et nécessaire condition de toute cette éducation virile [...] jamais jeunes gens ne furent sans doute traités avec autant de sollicitude, d'affection et d'absolu respect du meilleur d'eux-mêmes (virtus) qu'aux VIe et au Ve siècles [avant notre ère].


Fragment posthume, 1878,
N III 5, automne 1878 : [4] : Il y a bien des choses que l’homme fait peut ne pas cacher aux hommes comme lui : mais il songe avec douleur aux jeunes gens que sa sincérité pourrait troubler, détourner du bon chemin : et ce d’autant plus qu’ils auront été jusqu’alors habitués à écouter la parole de leur maître et guide. Alors, pour ne pas gêner leur formation, il ne lui reste plus qu’à s’éloigner d’eux à fond et avec dureté, à leur jeter à eux-mêmes les rênes de son influence sur eux. À eux de se rester fidèles contre lui. Ainsi, ils lui resteront fidèles sans le savoir.


Le Voyageur et son ombre, 1879,

§ 225 : « La licence à Athènes.
Même quand le marché aux poissons d’Athènes eut trouvé ses penseurs, ses poètes, la licence grecque continua à garder un air plus idyllique et raffiné que n’en eurent jamais la licence romaine ou allemande. La voix claironnante de Juvénal y eût sonné creux ; un rire gentil et presque enfantin lui eût répondu. »


Aurore. Pensées sur les préjugés moraux (1881),
I, § 76 "Croire mauvais, c'est rendre mauvais" : A-t-on le droit de nommer Éros ennemi ! En fait les sensations sexuelles ont ceci de commun avec les sensations de pitié et d'adoration que grâce à elles un être humain fait du bien à un autre en éprouvant du plaisir, - on ne rencontre pas si souvent dans la nature des dispositions aussi bienveillantes !


III, § 164 : "Peut-être prématuré.
Il semble qu'actuellement, sous toutes sortes de noms erronés et trompeurs et la plupart du temps dans une grande confusion, on assiste aux premières tentatives de la part de ceux qui ne sont pas assujettis aux mœurs et aux lois régnantes pour s'organiser et se créer ainsi un droit (a) : tandis que jusqu'ici, décriés comme criminels, libres penseurs, immoralistes [Unsittliche] (b) et canailles, ils vivaient en hors-la-loi, corrompus et corrupteurs, en proie à la mauvaise conscience. [...] Les non-conformistes qui sont si fréquemment les individus inventifs et féconds ne doivent plus être sacrifiés ; il faut même cesser de considérer comme ignominieux le fait de ne pas se conformer à la morale, en actions et en pensées ; il faut procéder à un grand nombre d'expériences nouvelles de vie et de communauté ; il faut éliminer du monde un énorme fardeau de mauvaise conscience – ces objectifs universels devraient être reconnus et poursuivis par tous les gens loyaux qui cherchent la vérité !" [Vielleicht verfrüht. — Gegenwärtig scheint es so, dass unter allerhand falschen irreführenden Namen und zumeist in grosser Unklarheit von Seiten Derer, welche sich nicht an die bestehenden Sitten und Gesetze gebunden halten, die ersten Versuche gemacht werden, sich zu organisiren und damit sich ein Recht zu schaffen: während sie bisher, als Verbrecher, Freidenker, Unsittliche, Bösewichte verschrieen, unter dem Banne der Vogelfreiheit und des schlechten Gewissens, verderbt und verderbend, lebten. […] Die Abweichenden, welche so häufig die Erfinderischen und Fruchtbaren sind, sollen nicht mehr geopfert werden; es soll nicht einmal mehr für schändlich gelten, von der Moral abzuweichen, in Thaten und Gedanken; es sollen zahlreiche neue Versuche des Lebens und der Gemeinschaft gemacht werden; es soll eine ungeheuere Last von schlechtem Gewissen aus der Welt geschafft werden, — diese allgemeinsten Ziele sollten von allen Redlichen und Wahrheitsuchenden anerkannt und gefördert werden !]

a. Allusion à la première phase de la revendication homosexuelle allemande, entre 1864 et 1880, avec K. H. Ulrichs, K. M. Benkert (créateur en 1869 du néologisme Homosexualität) et Heinrich Marx (ce dernier auteur de Urningsliebe. Die sittliche Hebung des Urningthums und die Streichung des § 175 des deutschen Strafgesetzbuchs, 1875, où il demande le droit au mariage). Cette revendication, qui fut formulée à l'aide des termes uraniste, troisième sexe (tous deux dus à Ulrichs) et homosexualité (dû à Benkert), attira dès 1869 l'attention de Karl Marx et les sarcasmes de Friedrich Engels ; il se trouve que Marx et Engels étaient en relations suivies avec Benkert, et lisaient Ulrichs ; elle attira donc aussi l’attention de Nietzsche.

b. Cf Horace de Viel-Castel : « La Cour est divisée en ce moment en moralistes et en immoralistes. Qui l’emportera ? » (Mémoires sur le règne de Napoléon III (1851-1864), tome 2, 1883, à la date du 6 février 1853).

Aurore, III, § 170 : « Autre perspective du sentiment : Qu'est-ce que notre bavardage sur les Grecs ! Que comprenons-nous donc à leur art dont l'âme est - la passion pour la beauté virile nue ! Ce n'est qu'à partir de là qu'ils ressentaient la beauté féminine. »

V, § 503 : "Amitié : toutes les grandes vertus antiques s'appuyaient sur le fait que l'homme épaulait l'homme et qu'aucune femme n'avait le droit de prétendre constituer l'objet le plus proche, le plus haut et même l'objet unique de son amour, - comme la passion enseigne à le sentir."


Fragments posthumes, 1880-1881,

N V 3, été 1880 : [72] : aux yeux de celui pour qui Éros est autre chose qu’un démon sauvage insatiable crapuleux (aux yeux d’un Anacréon), la chasteté n’aura en soi rien de particulièrement vénérable.

N V 4, automne 1880 : [138] : celui qui pense et sent en dehors de la norme

N V 6, fin 1880 : [150] : tant que vous trouverez la beauté chez Apollon, vous devrez chercher la morale qui lui correspond : cette beauté ne s’accorde pas avec la morale chrétienne.

N V 5, hiver 1880-1881 : [19] : Ne parler morale qu’à ceux qui se sont familiarisés avec le mode de vie d’un grand nombre d’animaux.
[26] : Naturel-antinaturel - ce n'est rien ! Les Grecs ont élevé l'amour entre individus du même sexe au plus haut degré d'idéalité ; ils déclaraient même l’amour des garçons [Knabenliebe] bon.
[109] : Mes penchants secrets qui sont après tout ceux de la nature, opposés à certaines affectations de grandeur dont il faut que je me décore, me donnent des ressources infinies pour déjouer les croyances de tout le monde (pour abuser ceux qui prétendent me connaître).

M III 1, printemps-automne 1881 : 

11[56] [So wurde die Arbeit , die Armut, der Zins , die Päderastie , zu verschiedenen Zeiten entwürdigt, zu anderen Zeiten ideal gemacht.]
11[97] : "Ce qui a favorisé le GRAND NOMBRE de libres individus chez les Grecs : le mariage non point par besoin de volupté. Exercice et développement de l’art du coït. L'amour des garçons [Knabenliebe] propre à divertir de la vénération des femmes et de leur influence amollissante et de la sorte à éviter la faiblesse, la nervosité excessive des femmes." [voir ci-dessous, W I 2, [362] ].
11[123] : Platon entend que l’amour de la connaissance et de la philosophie serait une impulsion sexuelle sublimée.
11[186] : Les législateurs de la Grèce […] favorisèrent l’amour des garçons, d’abord pour prévenir la surpopulation (laquelle engendre des foyers d’inquiétude et de misère, même au sein de la noblesse) ensuite en tant qu’idéal pédagogique propre à l’agŏn : les jeunes gens et les hommes plus âgés devaient demeurer les uns auprès des autres, ne point se séparer et maintenir les intérêts des jeunes gens – autrement l’ambition de plus âgés, isolés de la jeunesse, se fût jetée sur l’État, mais l’on ne pouvait guère s’entretenir des affaires de l’ État avec de jeunes garçons.

N V 7, automne 1881 : [183] : Discipline des Grecs. Les hommes plus beaux que les femmes.
[220] : Je pourrais les nommer Juvenilia [œuvres de jeunesse] et Juvenalia, ce qui est assez clair je pense, mais dans une latinité qui me fait rougir. Beaucoup d’amour juvénile et de haine juvénile y figurent, de tout genre.


Le Gai Savoir (1882, 1887),
II, § 61 : Le sentiment de l’amitié était considéré par l'Antiquité comme le sentiment le plus élevé [das Gefühl der Freundschaft dem Alterthum als das höchste Gefühl galt]
§ 72 : "Chez les animaux, le sexe masculin est considéré comme le beau" [Bei den Thieren gilt das männliche Geschlecht als das schöne.]

IV, § 297 : savoir contredire, le sentiment de la bonne conscience dans l'hostilité envers ce qui est habituel, traditionnel et sacré [das Widersprechen-Können, das erlangte gute Gewissen bei der Feindseligkeit gegen das Gewohnte, Ueberlieferte, Geheiligte]


Lettre à Köselitz, 1883 [4) BVN-1883,405 — Brief AN Heinrich Köselitz: 21/04/1883.Wagner ist reich an bösen Einfällen; aber was sagen Sie dazu, daß er Briefe darüber gewechselt hat (sogar mit meinen Ärzten) um seine Überzeugung auszudrücken, meine veränderte Denkweise sei die Folge unnatürlicher Ausschweifungen, mit Hindeutungen auf Päderastie. — Meine neuen Schriften werden an den Universitäten als Beweise meines allgemeinen „Verfalls“ ausgelegt; man hat eben etwas zuviel von meiner Krankheit gehört. Aber das thut mir weniger wehe, als wenn mein Freund Rohde sie als „kalt-behaglich“ empfindet und als „wahrscheinlich sehr zuträglich für die Gesundheit“. — Zuletzt: jetzt erst, nach der Veröffentlichung des Zarathustra, wird das Ärgste kommen, denn ich habe, mit meinem „heiligen Buche“, alle Religionen herausgefordert]


Fragments posthumes, 1882-1885,

N V 9a, juillet-août 1882 : [34] : que sont donc les dérèglements de toute sorte sinon la conséquence de l’insatisfaction qu’éprouvent un si grand nombre aux formes autorisées ?

Mp XVII 1a, été 1883 : 8[6] : À Athènes, les hommes étaient beaucoup plus beaux que les femmes – selon Cicéron : ce serait certainement une conséquence d’un grand effort de beauté accompli sous l’influence de la pédérastie [— In Athen waren die Männer schöner als die Frauen — nach Cicero: dies ist aber wohl eine Folge der großen Arbeit an der Schönheit, unter Einwirkung der Päderastie.].

W I 1, printemps 1884 : [374] : Dans quelle mesure l’être humain est un comédien.
Supposons que l’individu reçoive un rôle à jouer
rôle dans son rapport au sexe qu’il représente
[484] : Les chemins de la liberté
la fréquentation des parias de toute espèce (dans l’histoire et la société)

W I 2, été-automne 1884 : [362] : « En Orient et à Athènes, à sa grande époque, on enfermait les femmes, on ne voulait pas de l'imagination dépravée de la femme : c'est cela qui gâte la race, plus que le commerce physique [d’un homme] avec un homme. » [voir ci-dessus, M III 1, [397].
[397] : Virgile (trahit sua quemque voluptas) [Bucoliques, II, 65]
[427] : Pétrone : ciel très clair, air sec, mouvement presto : pas de Dieu niché dans le fumier.

N VII 1, avril-juin 1885 : 34[80] : Grossièreté et délicatesse côte à côte chez Pétrone, chez Horace aussi : c’est ce que je trouve le plus agréable. Cela appartient au goût grec.
34[90] : À l’esprit provençal, qui est resté païen, je veux dire qui n’a pas été « germanisé », on doit la spiritualisation de l’amor de l’amour sexuel tandis que l’Antiquité n’a abouti qu’à une spiritualisation de la pédérastie. [Ich bin feindselig 1) gegen die Entsinnlichung : sie stammt von den Juden, von Plato, der durch Aegypter und Pythagoreer verdorben war (und diese durch Buddhisten) Dem provençalischen Geiste, der heidnisch geblieben ist, ich meine „ nicht germanisch“, verdankt man die Vergeistigung des amor der Geschlechtsliebe: während es das Alterthum nur zu einer Vergeistigung der Päderastie gebracht hat.]
[102] : Le tempo le plus rapide que j’ai trouvé chez un écrivain, c’est chez Pétrone : il court comme un vent rapide et par suite n’est pas lascif ; il est trop gai [lustig] pour cela.


Par-delà Bien et Mal (1886),

IV " Maximes et interludes ", § 75 : " Dans un être humain, le degré et la nature de la sexualité se répercutent jusque dans les plus hautes régions de l’esprit. "

V " Contribution à l'histoire naturelle de la morale ", § 200 : " ces êtres nés pour vaincre et pour séduire dont Alcibiade et César constituent les plus belles expressions (j’y ajouterais volontiers le premier Européen qui réponde à mon goût, le Holenstaufen Frédéric II), et parmi les artistes peut-être Léonard de Vinci. "

VI " Nous, les savants ", § 209 : " Le fervent amateur de beaux grenadiers bien bâtis qui, alors qu’il était roi de Prusse, donna naissance à un génie militaire et sceptique, et par là, au fond, à ce nouveau type allemand qui vient de s'imposer victorieusement, l’extravagant père du grand Frédéric posséda lui-même sur un point la lucidité et l'heureuse intuition du génie […] Les hommes manquaient et, pour son amer dépit, il soupçonnait son propre fils [Frédéric II] de n’être pas assez un homme. Il se trompait, mais qui ne se serait trompé à sa place ? "


La Généalogie de la morale (1887),
III, § 19 : papiers de lord Byron brûlés par Thomas Moore.


Fragments posthumes, 1886-1888,

Mp XVII 3b, fin 1886 – printemps 1887 : 7[7] : Les chevaliers à l’époque des croisades – enfants robustes [en français dans le texte]. Pour tuer et hurler, des bêtes de proie. Une fois la colère passée, ils retrouvent les larmes et se jettent gaiement au cou les uns des autres, tendrement.
7[20] : Vertu et ironie et perspicacité chez Socrate – chez Platon l’amoureux (pédéraste) [Tugend und Ironie und Scharfsinn bei Socrates — bei Plato der Verliebte (Päderast)]

W II 1, automne 1887 : 9[21] ; À l’honneur des vices
la culture grecque et la pédérastie [Päderastie]
la musique allemande et l’ivrognerie
9[44] : Ce qui n’est loisibles qu’aux natures les plus fortes et les plus fécondes, pour rendre possible leur existence – oisiveté, aventure, incroyance, débauche même – tout cela, mis à la portée des natures moyennes, les ruinerait nécessairement.
9[143] : Que l’on prenne comme antidote un livre proprement païen, par exemple Pétrone, où dans le fond rien ne se fait, ne se dit, ne se veut, ne s’estime qui, selon un critère de valeur chrétien et cagot, ne soit péché, même péché mortel. Comparé à lui, le Nouveau Testament demeure le symptôme de la culture décadente et de la corruption – et c’est en tant que tel qu’il a agi, en tant que ferment de décomposition.

W II 2, automne 1887 : [69] : Qu’on lise simplement Pétrone immédiatement après le Nouveau Testament : comme l’on respire, comme l’on chasse loin de soi les miasmes de la maudite momerie !
[93] : est-ce que l’ordure antique n’a pas plus de valeur que toute cette petite sagesse prétentieuse, cette momerie chrétienne ?

W II 3 , novembre 1887 – mars 1888 : [26] : Il semble que toute grande croissance ait besoin de fumier et d’engrais […] le duc de Morny affirmait qu’un vice même pouvait servir en l’occurrence, à savoir la tribaderie. [Cf Journal des Goncourt, 17 mai 1863 : « Morny […] a émis cet axiome qu’un peu de libertinage adoucit les mœurs. Puis de là, à la grande indignation de la Princesse [Mathilde], il a commencé une apologie de la tribaderie, qui donne le goût à la femme, lui apporte son raffinement, l’accomplit. »]

W II 5, printemps 1888 : [157] ; La débauche ne peut être reprochée qu’à celui qui n’y a pas droit ; et presque toutes les passions ont mauvaise réputation à cause de ceux qui ne sont pas assez forts pour les tourner à leur avantage – [Cf Marcel Jouhandeau, « L'homosexualité n'est tolérable que dans l'exception, n'est supportable que si l'on a affaire à une âme, à un être exceptionnels. Les Grecs interdisaient l'homosexualité aux esclaves. Je souhaiterais qu'elle ne soit permise qu'aux Sages. » ("Éthique du péché", Nrf, janvier 1981)].

W II 6a, printemps 1888 : [60] : nous avons droit à toutes les choses qui étaient jusqu’à présent les plus mal famées
[104] : Ce qu’il faut entendre par la spiritualisation des désirs de toutes sortes : la satura Menippea de Pétrone [Le Satyricon] en est un exemple classique. On la lit en parallèle avec un Père de l’Église, et on se demande où souffle l’air le plus pur …

W II 7a, printemps-été 1888 : 16[67] : le roi de Bavière, qui était connu comme pédéraste [Päderast], dit un jour à Wagner : « Ainsi vous non plus n’aimez pas les femmes ? elles sont si ennuyeuses … ». [Der König von Bayern, der ein bekannter Päderast war, sagte einmal zu Wagner: also Sie mögen die Weiber auch nicht? sie sind so langweilig…]

W II 9c, octobre-novembre 1888 : [1] : Pétrone : bonne humeur qui saute avec grâce sur toutes les animalités du monde antique, souveraine liberté devant la « morale »


Crépuscule des Idoles (1889),
Divagation d'un "inactuel", § 22 : thèse de Platon [Banquet] : action de la beauté, de la sensualité la plus extrême à la plus haute spiritualité.

§ 23 : "Platon [...] dit, avec une candeur dont seul un Grec est capable (et jamais un "chrétien") qu'il n'y aurait pas de philosophie platonicienne s'il n'y avait à Athènes de si beaux adolescents : leur vue seule peut plonger l'âme du philosophe dans un vertige érotique qui ne lui laisse de répit qu'elle n'ait semé sur un terrain d'une telle beauté la graine de toutes les grandes choses. Étrange saint, lui aussi [...] La philosophie selon Platon se définirait plutôt comme une joute érotique, développant et intériorisant l’ancienne gymnastique agonale et les conditions qu’elle présuppose ... Qu’est-il en fin de compte sorti de cette érotique philosophique de Platon ? Une nouvelle forme artistique de l’agon grec, la dialectique." [Plato [...] sagt mit einer Unschuld, zu der man Grieche sein muss und nicht „Christ“, dass es gar keine platonische Philosophie geben würde, wenn es nicht so schöne Jünglinge in Athen gäbe: deren Anblick sei es erst, was die Seele des Philosophen in einen erotischen Taumel versetze und ihr keine Ruhe lasse, bis sie den Samen aller hohen Dinge in ein so schönes Erdreich hinabgesenkt habe. Auch ein wunderlicher Heiliger! [...] Philosophie nach Art des Plato wäre eher als ein erotischer Wettbewerb zu definiren, als eine Fortbildung und Verinnerlichung der alten agonalen Gymnastik und derenVoraussetzungen… Was wuchs zuletzt aus dieser philosophischen Erotik Plato’s heraus? Eine neue Kunstform des griechischen Agon, die Dialektik.]

§ 45 : généralisons le cas du criminel : imaginons des natures à qui, pour une raison ou pour une autre, l’assentiment de la société est refusé.

§ 47 : À Athènes, du temps de Cicéron, qui en exprime son étonnement [Tusculanes, IV], les hommes et les adolescents surpassaient de loin les femmes en beauté : mais quel travail, quels efforts le sexe masculin ne s’était-il pas imposés à Athènes, depuis des siècles, au seul service de la beauté ! – Il ne faut pas ici se méprendre sur la méthode. Une simple éducation des sentiments et des pensées est presque équivalente à zéro.


L’Antéchrist (1889),
§ 8 : […] comme si, jusqu’ici, l’humilité, la chasteté, la pauvreté, la sainteté en un mot, n’avaient pas fait indiciblement plus de mal à la vie que toutes les abominations et tous les vices …

§ 46 : "j'ai, immédiatement après saint Paul, lu avec ravissement Pétrone, le plus aimable, le plus pétulant des railleurs, dont l'on pourrait dire ce que Domenico Boccacio écrivait au duc de Parme au sujet de César Borgia :  « è tutto festo » – immortellement sain, immortellement gai et accompli ..."