lundi 14 novembre 2016

DONO (Don Sauveur PAGANELLI)

Mon grand-oncle Don Sauveur Dominique Antoine Paganelli, Dono pour les intimes (déformation du corse Donu), né le 4 août 1888 à quatre heures du matin à Sainte-Lucie-de-Tallano, canton de ce nom, Corse (actuelle Corse-du-Sud), décédé le 19 juin 1979 avenue Napoléon III, à Ajaccio (Corse-du-Sud). Il fut universitaire, haut fonctionnaire et essayiste.



Généalogie, biographie, ouvrages publiés, bibliographie

A / Généalogie :

Ses parents :


 - Marc Marie Paganelli, né à Sartène (Corse-du-Sud) le 6 juillet 1866 (vue 81D/143), commis auxiliaire puis employé des Postes et Télégraphes, puis comptable et fondé de pouvoir, et de



 - Marie Françoise Orsatti, née à Ghisoni (Haute-Corse) le 4 octobre 1862, sans profession.
Marc Marie Paganelli était fils d'Antoine Marc Paganelli, laboureur et journalier, et d'Angèle Marie Olivieri, ménagère.
 - Mariage AM Paganelli x AM Oliviéri le 12 février 1866 à Sartène.


Antoine Marc (Anton Marco) Paganelli (1) né à Foce (Corse-du-Sud, arrondissement de Sartène, canton de Sartenais-Valinco) le 15 octobre 1829 (vue 69D/183), laboureur-journalier, fils de
 - feu Michel Paganelli décédé à Foce le 26 mai 1858 et de - feue Angèle Marie, décédée à Foce le 2 juin 1858,
ET
Angèle Marie Olivieri, née à Zérubia, canton de Scopamèna, arrondissement de Sartène, le 8 mars 1827 (vue 76G/237), fille de
 - Louis Olivieri, né en 1790, décédé à Zérubia le 15 mars 1829 (vue 96G/237) et de - Marie Félicité née Tramoni, née à Molo hameau de Sartène en 1791, décédée à Zérubia le 4 septembre 1854 (vue 44/126).
en présence des nommés Olivieri Alphonse 55 ans [né en 1811] propriétaire frère de l'épouse et Paganelli Charles 42 ans frère de l'époux.


1. Secondes noces le 21 novembre 1877 à Sartène (vues 93D-94/150):
Paganelli Paul Marie, 28 ans, né dans la commune de Foce le 4 janvier 1850 (vue 100G/117), laboureur, fils majeur
 - du nommé Paul Marie Paganelli dit Antoine Marc, journalier domicilié à Sartène, et de
 - feue Anne Marie née Andréani,
ET
la demoiselle Andréani Blanche Marie, 24 ans, née dans le courant du mois de novembre 1854 à Saint Michel territoire de Sartène, bergère, fille de
 - Paul Noël Andréani et de
 - Marie Angéline Alfonsi.

en présence de Paganelli Michel 24 ans frère de l'époux, Andréani Pierre Marie, 35 ans, frère de l'épouse.

Marie Françoise Orsatti était la fille de Don Sauveur Orsatti (d'où le prénom de mon grand-oncle), né en 1822 à Sainte-Lucie-de-Tallano,
(fils légitime de Orsatti Jean Augustin et de Marie Françoise Quilichini),
maréchal des logis de gendarmerie à pied, décédé à Sainte-Lucie-de-Tallano le 8 septembre 1870 (vue 217D-218G/229), et d'Angèle Marie Filippi, propriétaire, demeurant à Sainte-Lucie-de-Tallano.

Mariage MM Paganelli x MF Orsatti le 18 avril 1887 à Sartène (Corse-du-Sud), acte N° 10.


Village natal du grand-oncle Dono,
Sainte-Lucie-de-Tallano (Corse-du-Sud)


B / : Biographie :

Mariage le 11 juillet 1919 à Paris IIIe arrondissement à trois heures du soir avec la sœur unique de ma grand-mère corse Marie Madeleine, Jacqueminette Baptistine Olivieri (née le 24 juin 1895 à Ajaccio, sans profession, décédée le 18 janvier 1984 à Ajaccio.), "Tantine" pour les intimes. Ils n'ont pas eu d'enfants.
Témoins du mariage :
Louis Ornano, 59 ans, chef de service dans une compagnie d'assurances, oncle de l'époux ;
Alphonse Olivieri, 29 ans, interne en médecine, cousin de l'épouse ;
Édouard Éon, 47 ans, carrossier, beau-frère de l'épouse ;
Paul Olivieri, 30 ans, inspecteur au Contentieux du Phénix espagnol, cousin de l'épouse.

Études au collège Rollin (devenu depuis lycée Jacques-Decour) de Paris et à la Faculté de lettres (Sorbonne) de Paris. Agrégé de lettres classiques, il fut notamment professeur délégué au lycée Charlemagne à Paris en 1919 puis au lycée de Reims (Marne) jusqu'en 1922, inspecteur d'académie du Gard, et inspecteur général (lettres) de l'Enseignement secondaire.

Il fut aussi résistant (contact dès décembre 1942, action individuelle jusqu'en janvier 1944, entre alors au Front national), puis il fut le 56e préfet du Gard : d'abord désigné dans la clandestinité par le MLN et le Front national pour occuper ces fonctions, puis nommé par le général de Gaulle à la Libération, du 25 août 1944 jusqu'à sa démission le 1er février 1946 ; il participa assez activement à l'Épuration.

« Il fallait faire vite, aussi a-t-on improvisé, et les groupes de résistance, les F.F.I., la police, chacun pour son compte, ont arrêté ou libéré suivant leurs tendances et leurs vues strictement personnelles. » Rapport au ministre de l'Intérieur, début octobre 1944, cité dans Henri Amouroux, La Grande histoire des Français après l'Occupation, tome 9, pages 250-251.


Une rue de Nîmes porte son nom depuis juin 1994. Il était officier de la Légion d’honneur. Il fut président de l'Académie de Nîmes en 1945, 1954, 1960.

Je l'ai connu surtout lors de vacances d'été à Génolhac (Gard), avec ma mère. Il n'était pas catholique (à la différence de sa femme), je le soupçonne d'avoir été franc-maçon. Ma mère était la dernière de quatre enfants ; pour soulager ma grand-mère, Dono et sa femme Jeannette, qui n'avaient pas pu avoir d'enfant, ont élevé ma mère pendant plusieurs années. Le retour chez ses parents, vers l'âge de 4 ans, fut une rupture douloureuse pour ma mère. Par la suite, Dono aida ma mère à s'orienter dans ses études ; notamment, il lui enseigna le grec ancien pendant l'été 1936 précédant son entrée en hypokhâgne (Lettres supérieures au Lycée Fénelon, Paris, VIe). Influence intellectuelle dont j'ai bénéficié indirectement. Dono fut comme mon troisième grand-père...

Ma mère m'avait dit qu'il eut une liaison avec une demoiselle Soboul, tante de l'historien Albert Soboul. Il s'agit de Marie Victorine Rose Soboul, née en 1884, professeur à l'École normale d'institutrices du Gard depuis 1909 et directrice de cet établissement en 1926.


Un dossier de carrière est conservé aux Archives nationales, site de Paris, 60 rue des Francs-Bourgeois :

Professeur au lycée de Reims (Marne)
Fin du dossier : 1922
Cote
AJ/16/1336
Sorbon : Pers. scient. et adm. Académie de Paris (1870-1940) AJ/16

Préfet du Gard
Date du dossier
1945 ; 1956-1958
Démissionnaire le 1er févr. 1946
Cotes
F/1bI/822  et F/1bI/1103
Romain : Personnel de ministère de l’Intérieur (XIXe-XXe s.)

Inspecteur général de l'enseignement secondaire
Cote
F/17/25339

Magister : enseignants et personnels scientifiques de l'Instruction publique XIXe-XXe siècles

D'autre part, un autre dossier (que je n'ai pas encore consulté) est conservé sous la cote CA 780 aux Archives départementales du Gard, 20 rue des Chassaintes, Nîmes.


C / Ouvrages publiés :

Un petit-fils de Renan, Ernest Psichari, Saint-Raphaël : Éditions des Tablettes, 1923.

Édition et traduction du poète latin Properce (vers -47/vers -15), Élégies, Paris : Belles Lettres, 1929 (rééditions en 1947, 1961, 1964, 1980, 1990,1995).




En collaboration avec Georges Prévot, Textes anciens traduits en français, lectures suivies et dirigées pour la section moderne des classes de 6e, 5e, 4e, 3e des lycées et collèges et pour les cours complémentaires, Paris : Delagrave, 1950. 
Ernest Renan, Uzès : Ateliers Henri Péladan, 1966.
Jean Racine, Uzès : Ateliers Henri Péladan, 1966.
Laurent Spadale, 1914-1971, Uzès : H. Peladan, 1972. (Laurent Spadale fut sous-préfet de la Libération d'Alès).


D / Bibliographie :


René Bargeton (1917-2007), Dictionnaire biographique des préfets, Paris : Archives Nationales, 1994, sub nomine.

Patricia Boyer, « L'épuration et ses représentations en Languedoc et Roussillon (1944-1945) », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n° 68, octobre-décembre 2000, pages 19, 24, 26.

J'ai créé sa Notice wikipedia ; un contributeur anonyme y a ajouté l'appartenance à l'Académie de Nîmes.




2 commentaires:

Anonyme a dit…

A-t'il un mouvement littéraire? Si oui lequel?
Merci d'avance pour votre réponse.

A. Claude Courouve a dit…

Pas à ma connaissance.